Ziama Mansouria : Des dissidents ferment la mairie

Une action de protection de cinq élus de l’APC de Ziama Mansouriah a tourné court, hier, après l’intervention de citoyens qui se sont opposés aux représentants de la population.
En effet, peu avant l’ouverture des bureaux, cinq élus de cette commune, en conflit depuis près de deux ans avec le maire, ont investi le siège de l’APC pour réclamer le départ de ce dernier. Ces élus, deux issus du FLN, deux du RND et un du MSP, ont cadenassé une porte principale de la mairie. Ils ont par ailleurs investi l’accès réservé au cabinet du maire et le parc. Seulement des citoyens qui ne l’ont pas entendu de cette oreille, se sont opposés aux élus protestataires, allant jusqu’à les chasser des lieux et rouvrir les portes. Cette situation n’a heureusement pas dégénéré, grâce à l’intervention de la police. Ces élus, majoritaires (5 sur une assemblée de 9 membres), veulent déboulonner l’actuel maire contre lequel des actions de retrait de confiance ont été menées, sans toutefois que l’administration accède à leur vœu.
Fodil S.
Rassemblement en soutien au P/APC de Ziama Mansouriah
Un rassemblement de soutient au le P/APC de Ziama Mansouriah a été organisé, hier, devant le siège de l’APC. Une dizaine de citoyens de cette commune ont dénoncé les « agissements » de certains élus qui ont cadenassé les portes du siège de l’APC avant huit heures du matin.
« C’est une violation d’un établissement de l’Etat », affirme le P/APC Hamiroune abdelallah (RND) contacté par téléphone. Les habitants regrettent le blocage de l’APC de la ville depuis déjà deux années. « Six élus du FNA, de HAMAS, du FLN et trois du RND, sur neuf élus refusent de signer des projets et de travailler avec le président de l’APC pour des raisons internes à l’assemblée.
Sur une motion de retrait de confiance prise par les six élus il y a de cela plus de deux ans, à cette époque-là, la tutelle ne l’a pas acceptée. C’était à l’époque de l’ex-wali qui était pour une réconciliation entre les deux parties, proposition refusée par les élus de l’opposition.
Aux environs de 10 h, les citoyens en force ont pu chasser les élus de l’intérieur du siège de l’APC après une rixe où le drame a été évité de justesse ; les services de la sûreté de daïra sur place ont interpellé des citoyens et les élus pour l’ouverture d’un enquête. Les fonctionnaires de l’APC ont repris le service chacun dans son poste pour la gestion des affaires courantes de la commune.



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