mercredi 10 novembre 2010
à 21h55, par BENKAM
Auteur Conversation
invité(e) Posté le : 08/03/2010 22:55 Mis à jour : 08/03/2010 23:09
Re : Zohra Ben Toucha la première sage-femme algérienne en…
Merci madame pour ce rappel
Sur le plan de la revendication c’est « l’association des instituteurs d’origine indigènes » qui formula en premier (1923), le vœu de la création des écoles de filles : « l’enseignement primaire des indigènes, déjà insuffisamment distribués aux garçons, restera à peu près sans effet tant qu’il ne sera pas donné au moins partiellement aux filles ». Concernant les partis politiques et les mouvements religieux de l’époque (années 30), un rapport de police disait : « Le mouvement Oulémas est le seul courant où l’on peut trouver des femmes », cette situation est presque la même pendant les années 1950.
Concernant les élus le docteur Bendjelloul décida (1936) de ne pas suivre ceux qui désiraient suivre le modèle de la Turquie moderne, en vue de réaliser une émancipation radicale et rapide de la femme algérienne. Le plus étonnant c’est les revendications de Abbas Ferhat formulée dans l’entente en 1940 après sa démobilisation. Parmi ces revendications : « …la suppression de la prostitution dans les villes, l’habitat et l’artisanat à développer, …, la suppression des femmes fonctionnaires : la femme au foyer, à la vaisselle et pour les enfants… ». Pendant les années 40 et 50, l’UDMA n’a cessé de rappeler aux autorités d’engager des réformes profondes en matière de salaires, du relèvement des conditions ouvrières, de l’évolution de la femme musulmane…
Pour ne pas oublier, je dois rappeler l’assassinat de Madame Zohra Regui en 1945 à Guelma, l’une des rares femmes émancipées de l’époque, elle était assassinée par le sous-préfet Achary et sa bande de voyous.
Petite rectification si vous le permettez, Azziz Kessous est né le 25 juin 1903 à la Calle (El-Qala) près de Annaba, issu d’une famille caidale originaire de Collo à mi-chemin entre Jijel et Skikda.
Merci
Auteur Conversation
invité(e) Posté le : 09/03/2010 16:41 Mis à jour : 09/03/2010 18:11
Re : Zohra Ben Toucha la première sage-femme algérienne en…
Merci monsieur pour la correction. Il n’est malheureusement pas facile d’avoir les vraies biographies des hommes illustres qui ont marqué de leur empreinte prestigieuse l’histoire de notre pays. Et encore moins en ce qui concerne Mohammed El Aziz Kessous, cet homme exceptionnel, juriste, homme politique (UDMA), journaliste et écrivain de talent, dont le combat magnifique, mené avec abnégation au service de son peuple a été rangé dans le tiroir des oubliettes. Les dates de naissance et de lieu données par les historiens sont différentes de l’un à l’autre. Est-ce aux lecteurs de faire le choix ? Nous le faisons car nous y sommes bien obligés, même si nous tombons parfois dans l’erreur. Mais la faute ne revient pas aux historiens étrangers, elle incombe à ceux qui dans notre pays ont le devoir d’éclairer leur peuple et qui le laissent dans le brouillard.
Auteur Conversation
invité(e) Posté le : 10/03/2010 09:36 Mis à jour : 10/03/2010 09:43
Re : Zohra Ben Toucha la première sage-femme algérienne en…
Bonjour,
« Mais la faute ne revient pas aux historiens étrangers, elle incombe à ceux qui dans notre pays ont le devoir d’éclairer leur peuple et qui le laissent dans le brouillard. » C’est vrai, mais le problème aussi c’est que « la politique historique » du régime algérien ne s’intéresse pas aux opposants d’hier ; aussi le manque des archives en Algérie concernant les acteurs du mouvement national entrave énormément l’action de nos « historiens », sans parler, bien sûr, pour se rendre aujourd’hui en France il faut faire un parcours de combattant.
Concernant Kessous, je pense j’ai vu un dossier le concernant, si je ne me trompe pas, il faut voir la cote 93/4291 dans les CAOM d’Aix. A part ça, ce grand monsieur a laissé un livre et beaucoup d’articles dans la presse de l’époque. Je dois rappeler aussi, Kessous a milité dans plusieurs mouvements politiques, Elus du département de Constantine, UDMA et SFIO.
Merci.
Réactions