lettre à monsieur le wali

Vox populi : VOS MESSAGES Le soir d’Algérie du mercredi 08 juittet 2009
Lettre à Monsieur le Wali J’ai l’insigne honneur de venir auprès de votre haute personnalité plaider en faveur des cadres administratifs marginalisés. Nous nous retrouvons réduits au statut de simples spectateurs passifs de la vie de notre wilaya, voyant ainsi notre potentiel galvaudé. Monsieur le Wali, de grâce, écoutez le cri de nos cœurs meurtris et inquiets.
Par cette démarche, nous voulons par nous-mêmes vous faire part de la réalité de notre condition, réalité qui n’a certainement aucun rapprochement avec celle qui vous est rapportée par vos collaborateurs. Combien d’énarques ne trouvent même pas de bureau où passer leur journée pour laquelle ils sont rétribués, après avoir capitalisé plus de 25 ans de service au niveau de la wilaya et des communes ? Monsieur le Wali, vous êtes le seul et dernier espoir pour cette frange d’administrateurs désorientée. Tous diplômés de la prestigieuse Ecole nationale d’administration, nous avions donc d’autres rêves au départ, d’autres ambitions. Nous aurions aimé, nous aussi, être au-devant de la scène, comme certains privilégiés qui n’ont pas forcément fourni plus d’efforts que nous pour y arriver. C’est ainsi que nous avions pu, grâce à notre imagination et à notre persévérance, fonder et entretenir nos familles par les fruits de nos efforts, juste pour subsister. Néanmoins, ce qui est d’autant plus regrettable, c’est que la majorité des honnêtes fonctionnaires triment à longueur de journée pour essayer de survivre jusqu’au lendemain et voir ensuite comment renouveler cet exploit quotidien. Monsieur le Wali, nous vous prions d’user de vos prérogatives, afin d’asseoir une équité qui a grandement fait défaut. Aujourd’hui, au niveau des institutions publiques de la wilaya de Jijel, il relève du miracle d’obtenir un emploi supérieur sur la seule base du mérite ou de la compétence. Non, cela n’existe plus. Il y a désormais d’autres prérequis, qui n’ont rien à voir avec le profil académique et professionnel du postulant. L’intervention d’un haut fonctionnaire influent en faveur du postulant est tout sauf des critères objectifs. Monsieur le Wali, nous avons essayé, avec ces mots, de vous faire part de notre réalité quotidienne. Puissiez-vous ajouter à votre parcours impressionnant d’homme d’Etat, le retentissement, que nous souhaitons salutaire, de votre intérêt porté aux cadres de l’administration, issus de la même école que vous, à travers une réaction conséquente à la hauteur de nos attentes. Monsieur le Wali, nous vous avons écrit par la voie de Vox Populi, car nous avions la forte intuition que cette lettre ne vous serait jamais parvenue par quelque autre moyen. Nous fondons une grande partie de nos espoirs sur votre réaction, et attendons impatiemment. Veuillez agréer, Monsieur le Wali, l’expression de notre respect.
H. B.



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